GERTRUDE STEIN (1874-1946) née à Allegheny, en Pensylvanie, aux États-Unis, fille de Daniel et Amelia Stein, écrivain de réputation internationale, collectionneuse avertie d'oeuvres d'art et excentrique, vint d'Amérique à Paris vers 1903 en compagnie de son frère Léo Stein. Outre l'américain, elle maîtrisait le français et l'allemand.

Leur hôtel du 27, rue de Fleurus, à Montparnasse, devint rapidement un centre de la vie artistique. De 1919 à 1929, leur salon bondé le samedi soir, a attiré les cubistes, artistes d'avant-garde les plus influents de leur temps et nombre d'écrivains. La liste d'invités comprenait Charles-Henri Matisse, André Green, Pablo Picasso et sa compagne Fernande Olivier; Juan Gris, l'écrivain noir américain Richard Wright , E.E. Cummings, Jules Pascin, Scofield Thayer, James Laughton IV, Francis Martinez de Picabia, Louis Marcoussis, l'allemand Rönneck, Robert Delaunay, Marie Laurencin, Jacques Lipchitz, Jacob Epstein, Jean Cocteau, René Crevel, Jules Georges Hugnet, Éric Satie, Natalie Clifford-Barney, Ezra Pound, Alfy Maurer, Milfred Aldrich, Raymond Duncan, frère d'Isadora; et son épouse grecque Penelope; Kathleen Bruce, H.P. Roché, Julien Green, George Antheil, Virgil Thompson, Romaine Brooks, John Dos Passos, le poète et cinéaste américain, Charles Henry Ford, Thornton Wilder, Sherwood Anderson, Francis Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway qui disait d'elle : «Gertrude Stein m'a appris à écrire», le journaliste Hutchins Hapgood, Guillaume Apollinaire, Mme Bravig Imbs, Thomas Stearns Eliot, poète britannique; Elen Harmsworth, vicomtesse de Rothermere; Beatrice Hasting, Pauline Hemingway, Florence Bradley, Mabel Dodge, John Reed, Robert Jones, Hope Mirles, Alvin Coburn, André Masson, Marcel Duchamp, Mina Loy, Djuna Barnes, Robert McAlmond, Nelly Jacott, le poète Evan Shipman, Man Ray, Sylvia Beach, Valéry Larbaud, Francisco Riba Rovira, Adrienne Monnier, et évidemment l'inséparable compagne de l'hôtesse Alice B. Toklas, femme remarquable. Gertrude Stein qualifiait tout ce beau monde de : «Génération perdue».

Dans la vie parisienne, Gertrude Stein prit une figure légendaire avec sa coupe de cheveux en sénateur romain, son mécénnat artistique et son saphisme.


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