MADAME DE STAËL — Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein (1766-1817), femme de lettres, fille de Jacques Necker et de Suzanne Churchod. Toute l'Europe de son temps a vu en madame de Staël, l'une des plus grandes intelligences.

Tenu à l'ambassade de Suède, dirigée par son mari, (à l'hôtel de Salm, 64, rue de Lille), son salon fit d'elle, au début de la Révolution, la «reine de Paris». Les habitués étaient : Mathieu de Montmorency, le marquis de Lafayette, Benjamin Constant, Juliette Récamier, Charles-Henri de Clermont-Tonnerre, Frédéric Séraphin, marquis de La Tour du Pin et sa femme, Henriette-Lucy Dillon, marquise de La Tour du Pin; Arthur Wellesley, premier duc de Wellington; l'ambassadeur d'Angleterre lord George Leveson Gower et son épouse lady Elizabeth Leveson-Gower, comtesse de Sutherland; lord George Granville Leveson--Gower, deuxième marquis de Stafford; le poète Évariste de Forges de Parny; l'abbé Jacques Delille, l'abbé Jean Jacques Barthelemy, Emmanuel-Joseph Siéyès, le duc Adrien de Laval, Joséphine de Beauharnais, Louis Almaric Jacques, comte de Narbonne; François-Antoine, comte de Boissy d'Anglas, Gouverneur Moriss, les frères Bonaparte, Renauld de Saint-Jean-d'Angely, Antoine Barnave, Mme de Krüdener, Tailleyrand, André Chénier, Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon; Mirabeau, les députés Pierre-Victurien Vergniaud, Pierre-Victor, baron de Malouet; Jean-Joseph Mounier, Rahel Levin, Clermond-Tonnerre, François de Balbes de Berton, duc Crillon; François de La Rochefoucauld-Bayers, de Lally-Tollendal, Charles-Louis Victor de Broglie. Les proscriptions de la Révolution l'obligèrent à fuir Paris.

Après la Terreur, elle ouvrit un nouveau salon où s'ajoutèrent Chateaubriand, la très jeune Constance, marquise Arconadi Visconti; Pierre-Simon Ballanche, Arthur Wellesley, premier duc de Wellington; Montmorency, Joseph de Maistre, Charles Victor de Bonstetten, écrivain suisse; Stanislas, chevalier de Boufflers; Elzéar de Sabran, lord Byron, Antoine de Rivarol et Mme Vigée-Lebrun. Un soir de juillet 1816, à son salon de Coppet, George Gordon, lord de Byron entendit pour la première fois August Wilheml Schlegel parler d'une nouveauté: le romantisme.

Parfois, Napoléon Premier ne pouvait s'endormir sans prendre connaissance du rapport qu'un domestique soudoyé lui apportait sur les conversations du jour tenues au salon de Mme de Staël.

Visite au château de Coppet





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