MADAME ARMAN DE CAILLAVET (1855-1910) — Israélite, née Léontine Lippmann, d'une intelligence supérieure, belle-soeur d'Alexandre Dumas, Madame Arman de Caillavet fut, selon Anatole France, «l'égérie des plus grands écrivains de son temps». Vers 1878, au 12, Avenue Hoche, près de l'actuelle place Charles de Gaulle, elle reçut dans son salon, le gratin parisien, l'élite de la société intellectuelle française dont plusieurs dreyfusards. Son mari, l'homme de lettres, Gaston Arman de Caillavet veillait à la qualité gastronomique des réceptions.

Les habitués de ce salon croisaient Jean-Élie, duc Decazes; le prince et la princesse Bibesco, le baron et la baronne de Rotschild, Robert de Montesquiou, Anna de Noailles, Louis Barthou, Marie et Pierre Curie, la mystérieuse Mata Hari, Marcel Proust, Charles-Marie Leconte de Lisle, Joseph-Henri Rosny, Gabriel Hanotaux, Marcel Prévost, Fulcanelli, Pierre Loti, Marcelle Tenayre, Sarah Bernhardt, la comédienne Réjane (Gabrielle Charlotte Réju), Fernand Gregh, Samuel de Pozzi, l'abbé Arthur Mugnier, le comédien Lucien Guitry, son fils Sacha Guitry, le sculpteur Antoine Bourdelle, Hugo Ogetti, le commandant Rivière, Georg Brandes, Jules Lemaître, Gugliemo Ferrero, Anatole France, amant et protégéde Léontine; Élisabeth de Gramont, duchesse de Clermont-Tonerre; l'abbé Théophile Moreux, Colette et son premier mari Henri Gauthier-Villars dit Willy; Léon Blum, Marcel Schwob, Robert de Flers, Paul de Grunebaum, Charles Rappoport, François Crucy, Michel Corday, Joseph Reinach, Tristan Bernard, la danseuse Loïe Fuller, Georges Clemenceau, le Docteur Paul-Louis Couchoud, Aristide Briand, Jean Jaurès, Léopold Kaher, Pierre Mille, Charles Maurras et l'homme politique Raymond Poincaré.

Ajoutons que Madame Arman de Caillavet était la mère de Gaston de Caillavet, auteur dramatique reconnu et ami de Proust, grand-mère de Simone de Caillavet la seconde femme d'André Maurois.





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